Les 5 plus gros mensonges contre l’Iran !

Une des promesses que le président Trump a tenue est celle de durcir sa position envers l’Iran. Bien qu’il n’ait pas annulé l’accord sur les armes nucléaires, le Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA), son administration a “officiellement mis l’Iran sous surveillance” pour avoir fait un essai de missile, et Trump a imposé de nouvelles sanctions.

De façon plus inquiétante, le New York Times relate que le général James Mattis, secrétaire à la Défense, a envisagé de donner l’ordre à la marine d’intercepter et d’arraisonner un navire iranien dans les eaux internationales, afin d’y chercher des armes amenées au Yémen pour aider les rebelles Houthis, qui font face à des bombardements massifs des Saoudiens soutenus par les États-Unis. Selon les représentants de la Maison-Blanche, l’opération d’abordage a été annulée, non parce que cela aurait été probablement un acte de guerre, mais parce que l’information aurait fuité.

Pour monter cette opération, finalement annulée – et d’autres plans ayant pour but de sévir contre l’Iran, Mattis et le reste de l’administration Trump se sont appuyés sur un certain nombre de mythes à propos de la république islamique. L’équipe de Trump n’est pas la seule à croire en ces mythes ; ils sont largement partagés par tous les représentants de Washington, répétés aussi bien par les Républicains que par les Démocrates.

Premier mythe : L’Iran est, ou était, en train de fabriquer une bombe nucléaire

Le président iranien Hassan Rouhani a dit à plusieurs reprises : “Nous n’avons jamais entrepris ou cherché à fabriquer une bombe nucléaire, et nous n’allons pas le faire.” Le guide suprême l’ayatollah Khamenei et son prédécesseur, le fondateur de la République Islamique d’Iran, l’ayatollah Ruhollah Khomeini, ont tous deux insisté sur le fait que l’Iran ne chercherait jamais à posséder des armes nucléaires, car les armes nucléaires sont contraires aux préceptes de l’Islam.

Khamenei souligne que “dans une perspective idéologique et selon la fiqhi [jurisprudence islamique], nous considérons qu’il est contre la loi de fabriquer des armes nucléaires. Nous considérons qu’utiliser de telles armes est un grand péché.”

Et personne ne croit vraiment le contraire : ni le renseignement américain, ni le renseignement israélien. A la question : “Essaient-ils (les Iraniens) de fabriquer une arme nucléaire ?” l’ancien directeur de la CIA et Secrétaire à la Défense Leon Panetta a répondu de manière succincte et directe : “Non”. Le National Intelligence Estimate (NIE) de 2007, qui rassemble les conclusions collectives des nombreuses agences de renseignement américaines, a établi avec “un haut niveau de confiance” que l’Iran n’était pas en train de fabriquer une arme atomique. Dans le NIE de 2011, on lisait “les conclusions finales du NIE (de 2007) sont toujours exactes. Nous n’avons rien vu indiquant que le gouvernement ait pris la décision d’avancer dans le programme.”

Yuval Diskin, qui a dirigé pendant six ans Shin Ebt, l’agence israélienne de renseignement intérieur, a accusé le premier ministre Netanyahu de “tromper le public à propos du problème iranien.” Et le lieutenant-général Benny Gantz, alors chef d’état-major des forces de défense israéliennes, ajoutait que l’Iran n’avait pas “pris la décision” d’entreprendre un programme d’armement nucléaire. Le ministre de la défense d’alors, Ehud Barak, a clairement déclaré que “ce n’est pas vrai” que ‘l’Iran est déterminé à … essayer d’obtenir des armes nucléaires … aussi vite que possible.” Il a ajouté, de manière rhétorique : “Pour faire cela, les Iraniens auraient dû annoncer qu’ils quittaient le régime d’inspection … pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?”

L’ancien directeur de l’agence internationale d’énergie atomique Mohamed El Baradei a dit au journaliste d’investigation Seymour Hersh que “pendant le temps où j’étais à l’agence, nous n’avons pas vu la moindre preuve que l’Iran était en train de s’équiper en armes.”

L’argument ultime, c’est que personne – ni les États-Unis, ni Israël, ni l’IAEA – n’a jamais cru sérieusement que l’Iran était en train de développer des armes nucléaires. C’était juste un mythe utile aux politiciens pour justifier la continuation des hostilités contre l’Iran et garder ouverte la possibilité de frappes militaires.

Second Mythe : L’Iran n’est pas digne de confiance et viole les accords nucléaires

Le Général Mattis a déclaré qu’il “s’attendait” à ce que “l’Iran triche”. Mais l’Iran n’a pas triché. Le dernier rapport de l’IAEA stipule que l’Iran “honore sa part de l’accord.” Et chaque rapport depuis que l’accord a été signé en dit autant. Le dernier rapport précise que l’Iran ne possède qu’environ la moitié de la quantité d’uranium appauvri que l’accord lui permet de posséder, et qu’il n’enrichit pas d’uranium aux niveaux qui seraient nécessaires pour la fabrication d’armes nucléaires.

Mais il y a plus d’une façon de tricher sur un accord nucléaire, disent les sceptiques. La Maison-Blanche affirme que l’Iran a violé les accords JCPOA en testant un missile balistique le 29 janvier dernier. Mais là non plus, l’Iran ne viole pas le JCPAO. L’Iran a signé un accord concernant son programme nucléaire ; il n’a pas jamais accepté d’abandonner son programme d’armement conventionnel, affirmant, comme toutes les nations, son droit à se défendre.

La résolution 2231, soutenant les accords JCPOA, “appelle” l’Iran à “ne pas entreprendre d’activités liées à des missiles balistiques pouvant être équipés d’une charge nucléaire” pour une période de temps limitée. Au-delà du fait que “appeler à” ne correspond pas à une interdiction ferme, l’Iran insiste sur le fait qu’ils sont toujours en conformité avec les accords, puisque les missiles sont défensifs et conçus pour transporter une charge conventionnelle : ces missiles ne peuvent pas porter de charge nucléaire.

Gareth Porter, expert sur l’Iran, déclare que “les missiles balistiques n’ont pas été conçus pour des têtes nucléaires.” Porter cite des experts qui déclarent que “les missiles à moyenne portée de l’Iran sont conçus pour la dissuasion conventionnelle” et que “il faudrait que l’Iran revoie la conception a minima des composants internes du missile pour pouvoir y adapter une tête nucléaire.”

Enfin, le missile n’était que de moyenne portée et a explosé après avoir couvert environ la moitié de la distance qui sépare l’Iran d’Israël, une portée bien insuffisante pour toute cible en Amérique. Le rapport officiel, alors : l’Iran s’est invariablement conformé aux accords nucléaires JCPOA.

Troisième mythe : L’Iran est une force de déstabilisation du Moyen-Orient et est le principal État soutenant le terrorisme au niveau mondial

Le lendemain du jour où les États-Unis imposèrent de nouvelles sanctions contre l’Iran, le Général Matthis déclarait : “L’Iran est le plus grand État soutenant le terrorisme au niveau mondial.” Le directeur de la CIA Mike Pompeo a appelé de la même manière l’Iran “le principal État soutenant le terrorisme au niveau mondial.” Et Trump lui-même a déclaré à Bill O’Reilly que l’Iran est “l’État terroriste numéro un.”

Aucune information en provenance des agences de renseignement n’étaye ces affirmations, pourtant cette formule est soutenue par les gouvernements d’Israël et d’Arabie saoudite, et est récitée par les politiciens américains comme une sorte de mantra. En réalité, les principaux groupes terroristes affectant l’Ouest, y compris al-Qaïda et l’État Islamique, ont reçu du support de la part des États du Golfe sunnites, pas de l’Iran chiite. Au contraire, l’Iran a apporté son aide aux gouvernements d’Irak et de Syrie dans leurs combats contre ces mêmes groupes terroristes.

Outre le fait que l’Iran a été un chef de file dans la lutte contre ces groupes terroristes, affirmer qu’il serait le “plus gros” État soutenant le terrorisme est absurde, au vu de ce qu’on sait maintenant sur le financement des terroristes salafistes par l’allié saoudien des États-Unis. Des hauts fonctionnaires américains l’ont eux-mêmes reconnu.

Dès décembre 2009, un câble du département d’État déclarait que “L’Arabie saoudite reste un soutien financier essentiel pour al-Qaïda, les Talibans… et d’autres groupes terroristes.” Un rapport de l’Agence de Renseignement de la Défense (DIA) identifiait en 2012 les “puissances derrière” ce qui allait devenir l’État Islamique comme “les pays occidentaux, Les États du Golfe et la Turquie.”

Le 24 octobre 2014, le Vice-Président Joe Biden déclarait dans un forum de Harvard : “Nos alliés dans la région ont constitué notre principal problème en Syrie…. Ils ont déversé des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d’armes sur quiconque combattrait Assad, sauf que ceux qui ont été ainsi soutenus étaient al-Nosra et al-Qaïda et les éléments extrémistes djihadistes.

En mai 2015, à une rencontre à Camp David entre le Président Obama et les princes du Conseil de Coopération du Golfe, ce point a été à nouveau abordé. D’après David Ignatius du Washington Post, à ce sommet,

“Obama et d’autres représentants des États-Unis ont exhorté les dirigeants du Golfe qui financent l’opposition [syrienne] à garder le contrôle de leurs clients, afin que le régime post-Assad ne soit pas contrôlé par des extrémistes de l’État Islamique ou d’al-Qaïda.”

Et le soutien de l’Arabie saoudite aux djihadistes qui ont formé al-Qaïda n’est en rien nouveau. Il remonte au financement commun américano-saoudien des Moudjahidines afghans dans leur guerre contre le gouvernement séculaire de Kaboul, appuyé à l’époque par l’Union soviétique, dans les années 1980. Le financement de ces djihadistes sunnites par les Saoudiens a continué jusqu’aux attaques du 11-Septembre et au-delà, les militants djihadistes servant de force paramilitaire clandestine aux projets de puissance des Saoudiens contre leurs rivaux géopolitiques.

Une des révélations les plus importantes de Seymour Hersh au sujet de la mort d’Oussama ben Laden en 2011 a été que les Saoudiens avaient financé de manière importante ben Laden et al-Qaïda, et que leur motivation pour le garder à l’abri des regards était justement d’éviter qu’il ne révèle ces financements, d’après l’une des sources de Hersh.

“Un facteur d’inquiétude à ce stade précoce, d’après l’officiel en retraite, était l’Arabie saoudite, qui avait financé les coûts liés à ben Laden depuis sa capture par les Pakistanais. ‘Les Saoudiens ne voulaient pas que nous entendions parler de la présence de ben Laden, parce qu’il était saoudien, alors ils ont demandé aux Pakistanais de le garder hors de vue. Les Saoudiens craignaient, si nous l’apprenions, que nous ne fassions pression sur les Pakistanais pour que ben Laden nous révèle les manœuvres des Saoudiens avec al-Qaïda. Et ils arrosaient d’argent – de beaucoup d’argent.’”

Donc, l’Iran n’est certainement pas le principal promoteur du terrorisme d’État, et la conscience qu’en a l’Amérique peut se déduire du fait que l’Iran a été retirée de la liste annuelle “Worldwide Threat Assessment” (Evaluation des risques mondiaux) présentée au Sénat par le Directeur du renseignement national d’alors, James Clapper.

De fait, loin d’être une puissance exportant du terrorisme, l’Iran a souffert de diverses formes d’agressions relevant du terrorisme, de la part des États-Unis et d’Israël, comprenant les virus informatiques Stuxnet et Flame (qui visaient les centrales d’enrichissement nucléaires iraniennes), trois assassinats et une tentative d’assassinat sur des scientifiques nucléaires iraniens, et l’explosion d’un dépôt d’armes militaires qui a tué 17 personnes, parmi lesquelles le pionnier iranien des systèmes de missiles, le général de division Hassan Moqqadam.

Quatrième Mythe : L’Iran n’est pas vraiment un ennemi de l’État Islamique ou d’al-Qaïda

En avril 2016, lors d’un discours au Centre d’Etudes Stratégiques Internationales, le général Mattis déclarait : “L’Iran n’est pas un ennemi de l’État Islamique (EI). Ils ont beaucoup à gagner du désordre créé dans la région par l’EI. J’aimerais juste soulever une question que vous devriez examiner. Quel est le seul pays du Moyen-Orient qui n’a pas été attaqué par l’EI ? Le seul. C’est l’Iran. Je suis certain que cela n’est pas fortuit.”

Mais les affirmations de Mattis relèvent du sophisme. Que l’EI n’ait pas attaqué l’Iran n’implique pas que l’Iran ne considère pas l’EI comme un ennemi, et vice versa. À l’évidence, les forces iraniennes et les combattants de l’État Islamique se sont affrontés sur le territoire syrien, où l’Iran apportait son soutien au gouvernement.

Au demeurant, il ne manque pas de raisons pour lesquelles l’EI n’a pas attaqué l’Iran dans ses frontières ; cela pourrait être parce qu’ils n’arrivent pas à y entrer, ou parce que l’EI ne considère pas que l’Iran fasse partie de son théâtre principal d’opérations.

Pour agréable qu’il puisse être au public du Centre d’Etudes Stratégiques Internationales dominé par les néoconservateurs, le sophisme de Mattis omet également des faits essentiels, tels que la détermination de l’Iran à se battre contre al-Qaïda et l’État Islamique, aussi bien en Syrie qu’en Irak. Et même avant cela, l’Iran considérait al-Qaïda et ses alliés Talibans comme des ennemis existentiels, entraînés par l’Arabie saoudite et le Pakistan dans les années 1980 en tant que paramilitaires sunnites pour mettre la pression à l’Iran par l’est pendant que l’Irak, alors dirigé par le chef sunnite Saddam Hussein, attaquait l’Iran par l’ouest.

Après le 11-Septembre, l’Iran a coopéré avec les États-Unis contre al-Qaïda et les Talibans en Afghanistan. L’Alliance du Nord, qui fournissait alors de nombreux combattants anti-Talibans en soutien à l’invasion de l’Afghanistan par les États-Unis en 2001, fut créée en partie par l’Iran, qui proposa également l’utilisation de ses bases aériennes aux États-Unis et permit aux E-U de réaliser des missions de recherche et de secours des avions américains abattus. Les Iraniens fournirent également des renseignements sur des cibles parmi les Talibans et al-Qaïda.

Après que les Talibans et al-Qaïda furent chassés de leurs places fortes en Afghanistan, l’Iran aida à mettre sur pied le nouveau gouvernement afghan et proposa de l’assistance à la reconstruction de l’armée afghane. L’Iran arrêta également des centaines de combattants d’al-Qaïda et de Talibans qui passaient sa frontière.

Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett, experts sur l’Iran, précisent que l’Iran a fourni à l’ONU l’identité de plus de 200 membres d’al-Qaïda et de Talibans qui s’étaient enfuis vers l’Iran, et qu’il les avait renvoyés chez eux. Pour les nombreux autres qui ne purent être renvoyés dans leur pays d’origine, l’Iran proposa de les juger en Iran. Les États-Unis désignèrent des agents d’al-Qaïda en demandant à l’Iran de les rechercher, de les arrêter et de les expulser. D’après Hillary Mann Leverett, qui négociait directement avec les Iraniens pour le compte de la Maison-Blanche, l’Iran en captura certains et déclara que les autres étaient soit morts, soit non présents sur son territoire.

Contrairement aux allégations mensongères de Mattis, l’Iran est historiquement et invariablement un ennemi d’al-Qaïda et de l’État Islamique.

Cinquième Mythe : L’Iran contrôle et arme les Houthis au Yémen

On entend répéter sans arrêt depuis Washington que l’Iran contrôle et arme les rebelles Houthis au Yémen. Mais l’Iran ne leur fournit pas d’armes de manière substantielle, ni ne les contrôle. Les Houthis sont un groupe ethnique indigène d’esprit indépendant du Yémen, qui depuis longtemps joue un rôle important dans ce pays pauvre. Ils ont fini par s’opposer au gouvernement soutenu par les Saoudiens, et par entrer en conflit avec al-Qaïda en Péninsule Arabique, une filiale d’al-Qaïda opérant au Yémen, elle aussi soutenue par les Saoudiens.

Les États-Unis ont monté leur dossier d’un approvisionnent en armes des Houthis par l’Iran sur la base d’une “étude” disant que l’Iran utilisait des bateaux de pêche pour passer des armes en contrebande au Yémen. Pour autant, d’après Gareth Porter, les E-U n’ont jamais pu fournir la moindre preuve du lien entre l’Iran et les Houthis, les bateaux en question voguant sans pavillon, et leur destination étant la Somalie, pas le Yémen. Un bateau précédemment arraisonné était bien iranien, mais n’avait pas vraiment d’armes à bord.

En réalité, raconte Porter, quand le Président Ali Abdullah Saleh a été chassé du pouvoir en 2012, lui-même ainsi que son fils, ancien commandant de la Garde Républicaine, ont gardé le contrôle de l’armée, grâce à leurs alliés haut gradés. Saleh s’est retrouvé dans une étrange alliance avec les Houthis, car, comme le note Jeremy Scahill dans son livre Dirty Wars, Saleh était souvent en guerre avec les Houthis.

“Afin de justifier auprès des États-Unis leurs guerres contre les Houthis, Saleh et les Saoudiens n’avaient de cesse d’accuser l’Iran de soutenir les Houthis,” écrit Scahill. En d’autres termes, Saleh utilisait alors les mêmes allégations mensongères que les Américains utilisent à présent. Quoi qu’il en soit, les E-U, même à l’époque, savaient que le lien Houthis-Iran était faible, et, comme Scahill l’a dit, bien que “Saleh accusât l’Iran de … supporter les Houthis,” “Dans un câble classifié qui a suivi, les officiels des États-Unis … soulevèrent de sérieux doutes quant à l’implication de l’Iran.”

Grâce à leur alliance avec Saleh, les Houthis pouvaient obtenir toutes les armes qu’ils voulaient sur les marchés d’armes locaux et de commandants militaires yéménites corrompus. L’alliance Houthis-Saleh-armée renforça ainsi les Houthis, leur permettant d’avancer et de prendre possession d’infrastructures militaires où ils purent trouver des armements fournis par les E-U.

De la même manière qu’ils ne les arment abondamment, les Iraniens ne contrôlent pas – et ne peuvent absolument pas contrôler – les Houthis. En 2014, les Iraniens ont découragé les Houthis de prendre la capitale du Yémen, Sanaa, mais les Houthis l’ont quand même fait.

“Il est faux de penser que les Houthis agissent par procuration pour l’Iran,” a déclaré un officiel du renseignement au Huffington Post. Le spécialiste du Yémen Gabriele vom Bruck décrit l’influence de l’Iran sur les Houthis comme “insignifiante” et assure que les Houthis, indépendants d’esprit, n’accordent à l’Iran aucune influence dans leurs processus de décision.

À supposer que l’Iran soit impliqué d’une quelconque manière dans le conflit yéménite, l’assistance de l’Iran ne serait qu’une réponse à la guerre aérienne de l’Arabie saoudite contre le Yémen, qui a tué des milliers de civils yéménites et amené la population au bord de la famine.

Pour autant, les politiques et les commentateurs officiels de Washington – pratiquement sur l’ensemble du spectre politique – continuent de soutenir que l’Iran est le principal appui du terrorisme. Il s’agit d’un exemple classique de la façon dont Washington, qui dénonce à grands cris les “fake news” et les “faits alternatifs”, se trouve en première ligne pour répandre des nouvelles fausses et des variantes de la réalité.

Auteur : Ted Snider
Source : Consortium News
Traduit par Les-crises.fr

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