L’histoire du mausolée de l’imam Ali Al-Redha (as) à Mashhad en Iran

Revue de Téhéran
N° 68, juillet 2011
Auteure : Arefeh Hedjazi

En raison de sa riche histoire, l’Iran abonde de lieux de pèlerinage, non seulement musulmans, mais également chrétiens, juifs, zoroastriens ou autres. Mais le lieu le plus important de « visite pieuse » (ziyârat), tel qu’on l’appelle dans la tradition chiite, demeure le mausolée de l’Imâm Rezâ, huitième des Imâms chiites, dont le martyre à Mashhad en 818 donna son nom au petit bourg où il fut enterré. Selon les estimations, chaque année, entre 12 et 20 millions de personnes entrent dans la ville de Mashhad, essentiellement pour le pèlerinage et la visite à l’Imâm. C’est pourquoi le mausolée est aujourd’hui inclus dans une enceinte immense comprenant de nombreuses cours intérieures capables de contenir simultanément des dizaines de milliers de personnes.

La fondation qui administre le mausolée se nomme l’Astân-e Ghods Razavi. Cette fondation est la plus ancienne fondation de charité en Iran, avec plus de douze siècles d’histoire. L’Astân-e Ghods est chargée de l’administration des biens dédiés à l’Imâm Rezâ, les vaghfs, et de la gestion du mausolée. Divisée en six sections administratives, cette fondation comprend également de très riches musées et bibliothèques, – dont la plus ancienne existe depuis 983. En particulier depuis la seconde moitié du XXe siècle, les activités économiques de l’Astân-e Ghods ont pris de l’ampleur, tant et si bien qu’elle est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes sociétés iraniennes. Elle possède notamment une soixantaine de holdings financés par les dons et dont les revenus reviennent également à cette institution. Plusieurs écoles, universités et centres hospitaliers sont également affiliés à cette fondation. Selon les chiffres, en 2010, un million de personnes ont bénéficié de soins médicaux dans le cadre des projets de santé de la fondation.

L’Astân-e Ghods Razavi est la forme moderne de l’institution du towliat¸c’est-à-dire les comités chargés de la gestion des pèlerinages en lieux saints. Elle existe ainsi depuis douze siècles, date à laquelle l’Imâm Rezâ fut assassiné par le calife abbasside Ma’moun.

Le mausolée de l’Imâm Rezâ

Sheikh Al-Saduq, dans son Oyoun Akhbâr al-Rezâ, rapporte de Bajestâni qu’après une visite pieuse de l’Imâm Rezâ sur la tombe du Prophète à Médine, ce dernier, en sortant du lieu, ne cessait de se retourner et de pleurer. Je me suis approché de lui […] [avant son départ pour lui souhaiter bon voyage] et il me dit : « […] Je m’éloigne de mon ancêtre Mohammad et je mourrai loin d’ici. »

En l’an 808, le calife abbasside Hâroun al-Rashid lança une grande opération militaire en Transoxiane à partir du Khorâssân iranien. Mais il tomba malade et mourut en route, puis fut enterré dans ce qu’on estime avoir été un ancien temple zoroastrien, dans une petite bourgade du nom de Sanâbâd, dans la région de Nowghân. Deux ans plus tard, son fils Ma’moun, devenu calife, vint visiter la tombe de son père et le huitième Imâm des chiites, Ali Ibn Moussâ, l’accompagnait. Ma’moun assassina ce dernier, dont il avait fait de force son dauphin, et ordonna qu’on l’enterre près de son père, le précédent calife Hâroun al-Rashid. Il fit ensuite construire un mausolée.

On ignore la date exacte de la construction du bâtiment qui devint plus tard le tombeau d’Hâroun al-Rashid et de l’Imâm Rezâ. Certains disent qu’il fut construit par les Séleucides, d’autres par les Sassanides et pour d’autres historiens, sa construction a été initiée par le calife Ma’moun pour servir de tombeau à son père, l’ex-calife Hâroun al-Rashid. Aujourd’hui, le parc où était situé le tombeau est situé dans l’enceinte du mausolée, près du péristyle Dâr-ol-Zekr. Selon cette information, nous pouvons dire que la première partie du complexe de Astân Ghods était le tombeau de Hâroun al-Rashid qui fut bâti par son fils le calife Ma’moun.

Ce premier mausolée était autrefois un temple du feu qui, après l’enterrement de Hâroun, fut détruit sur ordre de Ma’moun et remplacé par un tombeau doté du style architectural classique du Khorâssân de l’époque. Ce tombeau premier était simplement doté de quatre murs relativement bas qui soutenaient une coupole également de très petite taille. Aujourd’hui encore, 2 mètres du bas du mur intérieur du tombeau lui-même sont d’époque et le reste du tombeau est bâti sur ces fondations anciennes. Depuis cette époque jusqu’à la dynastie deylamite, aucune modification ou rénovation ne furent apportées à ce tombeau.

Les Deylamites

Ce sont les Deylamites, puis après eux, les Bouyides qui rénovèrent et décorèrent le mausolée connu sous le nom de Bogh’eh-ye Hârounyeh (Tombeau de Hâroun). La rénovation et la transformation du tombeau en un bâtiment de grande taille, finement décoré, furent en particulier l’œuvre de Boubakr Shâhmard, l’un des ministres de Nouh Ibn Sâmani. D’après Sheikh Sadough, Mohammad Ibn Abdo-Razzâgh Toussi et Amir Mohammadieh, émirs locaux de l’époque samanide, œuvrèrent également à l’embellissement et l’agrandissement du mausolée. A partir de cette époque, le pèlerinage au tombeau prit de l’ampleur, à tel point que la visite de ce tombeau mena finalement le premier roi de la dynastie suivante à détruire le mausolée.

De l’intérieur

Les Ghaznavides

Après les Samanides, le premier roi ghaznavide Saboktakin (977-996), s’inquiétant de l’ampleur de la piété et du nombre croissant des pèlerins visitant le tombeau de l’Imâm Rezâ, ordonna la destruction d’une partie du mausolée, comprenant le toit et quelques uns des murs d’enceinte, et promulgua un édit interdisant toute visite à ce tombeau. Cependant, les visites pieuses continuèrent de façon clandestine, ceci alors que le bâtiment demeura en ruines assez longtemps. Ce fut finalement le second ghaznavide, Sultân Mahmoud, qui répara le tombeau et l’embellit durant sa rénovation. On raconte que c’est à la suite d’un rêve où il vit le Prophète Mohammad lui demander jusqu’à quand le tombeau de l’Imâm Rezâ allait demeurer en ruines qu’il se lança, malgré son fanatisme sunnite, dans la réparation et la construction de nouvelles ailes pour ce bâtiment. Ce nouveau tombeau fut bâti exactement sur les fondations de l’ancien et les murs en adobe ayant survécu à la destruction furent recouverts et renforcés avec des briques. Durant cette rénovation, un premier minaret fut ajouté à l’ensemble. Le mausolée actuel, rectangulaire, est toujours bâti sur les mêmes fondations. D’après la tablette d’époque, conservée au musée de l’Astân-e Ghods, cette rénovation eut lieu en l’an 1122.

De plus, durant la rénovation du tombeau, le vizir Abolhassan Arâghi finança la construction de la fameuse mosquée Bâlâssar, située à proximité du tombeau.

Les Seldjoukides

Durant les Seldjoukides, pour la première fois, du marbre fut utilisé pour la décoration du mausolée. La première stèle de marbre, de 40 cm de long, 30 cm de large et 6 cm d’épaisseur fut apposée en tant que pierre tombale sur la tombe de l’Imâm. Des versets du Coran, ainsi que les noms des Douze Imâms y furent gravés dans une écriture de style coufique. Cette pierre tombale est dotée d’une importance historique et artistique considérable et est conservée au musée de l’Astân-e Ghods.

L’attaque turcomane

En l’an 1153, les Turcomans attaquèrent la région de Tous en s’acharnant particulièrement sur Mashhad. Ils tuèrent beaucoup de personnalités savantes qui étudiaient et enseignaient dans les écoles religieuses de la ville. Durant cette attaque, une partie du mausolée de l’Imâm Rezâ fut détruite. Quelques années plus tard, Sharafeddin Abou Tâher Ghomi, gouverneur de Marv durant le règne de Soltân Sanjar, prit en charge les réparations du mausolée et fit construire une nouvelle coupole, plus grande que l’ancienne. En 1161, la nièce de Soltân Sanjar ordonna de décorer l’intérieur du mausolée avec des mosaïques comportant des gravures et des calligraphies coraniques, et dédia au mausolée plusieurs manuscrits du Coran, aujourd’hui conservés dans le musée de l’Astân-e Ghods.

Les Khârazmshâhi

Durant le règne de la dynastie khârazmshâhi, le mausolée de l’Imâm fut une nouvelle fois rénové et décoré. Une tablette très belle en céramique d’adobe calligraphiée en style tholth, entre autres, fut suspendue au mur, face à l’entrée du Dâr-ol-Hefâz. Cette tablette contenait les noms et la généalogie de la famille de l’Imâm Rezâ jusqu’à son ancêtre l’Imâm Ali, avec en marge, des vers élégiaques d’Abou-Nuwâs, poète iranien arabophone, pour l’Imâm Rezâ.

Deux mihrabs ornés de céramiques de pierre, ainsi que le carrelage en céramiques de l’entrée principale, œuvre d’Ali Ibn Moghri, ainsi qu’une tablette contenant deux distiques du poème élégiaque persan d’Abdollâh Ibn Mahmoud, datés de 1215, sont également de cette période.

Les Mongols et le mausolée de l’Imâm Rezâ

Les livres d’histoire rapportent que les Mongols attaquèrent Tous en 1221, pillèrent la ville et tuèrent un grand nombre des habitants, à la suite de quoi, ils attaquèrent Mashhad-ol-Rezâ, où ils tuèrent et pillèrent également à grande échelle. Bien que certains livres rapportent que le mausolée fut détruit, la majorité des historiens estiment que les Mongols se contentèrent de piller les richesses du mausolée sans détruire le bâtiment, la preuve étant que des documents et des tablettes datant d’avant l’attaque mongole existent toujours.

Les Ilkhanides

Durant cette époque, le mausolée fut de nouveau rénové. Ces rénovations eurent lieu en particulier durant le règne d’abord de Ghâzân Khân (1294-1303), puis du chiite Mohammad Khodâbandeh Uljaïtu. De nouvelles ailes furent également ajoutées à l’ensemble. On estime que la coupole qui existe aujourd’hui fut bâtie durant cette époque. Pour cette raison, cette coupole comprend des éléments architecturaux propres à cette époque : un dôme en deux épaisseurs, recouvert de tuiles en bronze plaqué d’or. Ibn Batouta, qui visita la ville en 1333, raconte : « Dans la sainte ville de Mashhad, il existe un immense mausolée comprenant des chambres. A côté de l’enceinte, il y a une mosquée et une école théologique dépendantes du mausolée. Les murs du mausolée sont couverts de céramiques en adobe décorées et sur la tombe de l’Imâm Rezâ, il y a un coffre en bois. » Il fait également allusion au zarih d’argent (le grillage décoré entourant le sépulcre).

Les Timourides

L’an 1418 et les années suivantes sont importants du fait des rénovations, des décorations et des modifications qui furent apportées au mausolée. La ville de Mashhad se développa notablement durant ces années, à tel point qu’une deuxième enceinte fut construite autour de la ville. Elle commença alors à prendre l’importance religieuse centrale qu’elle a aujourd’hui. Durant le règne de Shâhrokh Mirzâ, fils de Tamerlan, la mosquée Goharshâd fut construite par son épouse, Goharshâd Aghâ, en tant que première Grande Mosquée de la ville. Cette mosquée est située au sud de l’enceinte du mausolée et fut bâtie par le grand architecte de l’époque, Ghavâmeddin Shirâzi. Les deux portes historiques Dâr-ol-Siâdeh et Dâr-ol-Hefâz furent également construites entre la mosquée et le mausolée. A l’intérieur de l’enceinte également, les écoles Parizâd et Dodar, situées à l’ouest de la porte Dâr ol-Siâdeh, furent bâties. Autre joyau architectural de l’époque : l’iwan (grande cour) « atigh » ou timouride, dont la construction fut ordonné par Soltân Hossein Bâysanghor. Le nom de ce dernier est cité dans la tablette d’introduction suspendue au dessus de l’iwân principal du mausolée, l’iwân d’Or ou iwân d’Amir Alishir, qui fut construit par Amir Alishir Navâi, vizir du dernier Timouride, entre les années 1470 et 1480. Cet iwân fut agrandi sous le règne de Shâh Abbâs et plaqué d’or durant le règne de Nâder Shâh Afshâr.

Les Safavides

L’ère safavide a également une grande importance dans l’histoire du mausolée de l’Imâm Rezâ. La dorure de la coupole et du minaret principal, un nouveau zarih, les péristyles du Towhid Khâneh, la coupole d’Allâh Verdi Khân et la coupole Hâtam Khâni datent, entre autres, de cette période. Le péristyle du Towhid Khâneh dans le nord du mausolée est l’un des plus beaux ouvrages de Mollâ Hassan Feyz. Le péristyle « Allâh Verdi Khân », l’iwân de l’aile ouest de la porte Dâr al-Ziâfeh et le péristyle « Hâtam Khâni » furent construits par le grand gouverneur safavide, Allâh Verdi Khân Hâtam Beyg Ordoubâdi.

Shâh Tahmâsb, Shâh Abbâs et Shâh Soleymân furent les plus importants architectes et mécènes du mausolée de l’Imâm Rezâ. Shâh Tahmâsb fut le premier à dorer la coupole « Soltân Mohammad Khodâbandeh » en 1525 et ordonna la construction d’un plus grand zarih, finement décoré, en 1549.

De plus, il ordonna également de dorer l’iwân d’Amir Alishir et le minaret avoisinant le dôme du tombeau, qui avait été dressé durant l’ère ghaznavide par Ibn Mo’tazz, gouverneur de Neyshâbour. C’est durant le règne de ce roi que la dernière enceinte de la ville de Mashhad fut bâtie.

Après lui, Shâh Abbâs Ier ordonna l’agrandissement de la cour « Enghelâb » et des iwans et chambres furent construits dans les ailes nord, est et ouest du tombeau. Shâh Abbâs le Second, quant à lui, finança une rénovation complète de l’ensemble, ainsi que la couverture en céramiques de l’ensemble du mausolée.

Durant la deuxième année du règne de Shâh Abbâs Ier, en 1588, une très violente attaque ouzbèke eut lieu à Mashhad et la résistance de la population poussa les Ouzbeks à se montrer extrêmement cruels et destructeurs. Ainsi, plusieurs milliers de personnes qui s’étaient réfugiées dans le mausolée furent massacrées et une partie du mausolée détruite, ainsi que de nombreux objets et décorations pillés. Dix ans plus tard, Shâh Abbâs commença les réparations et ordonna que l’on orne le sanctuaire de nouvelles décorations, en particulier des céramiques calligraphiées dans l’ensemble du mausolée. De plus, il offrit plusieurs Corans manuscrits supposés avoir appartenu aux Imâms à l’Astân-e Ghods. Il vendit également un très précieux diamant que les Ouzbeks avaient volé et acheta des terrains qu’il offrit au vaghf.

Ce fut également ce roi qui permit aux personnes ayant fait le pèlerinage d’ajouter leur titre de « Mashhadi » à leur nom.

De nombreux tremblements de terre ont eu lieu à Mashhad, comme ailleurs en Iran. Quatorze ont été cités dans les livres d’histoire, qui ont été suivi de dégâts relativement peu élevés. Mais en 1673, durant le règne de Shâh Soleymân, un violent tremblement de terre eut lieu à Mashhad qui détruisit les deux tiers de la ville, y compris la coupole du mausolée de l’Imâm Rezâ, le toit de la mosquée Goharshâd et les écoles Parizâd, Dodar, Bâlâssar et Pâyin furent très endommagées. Quelque quatre mille personnes moururent durant ce tremblement de terre. Ce furent Shâh Abbâs le Second et Shâh Soleymân qui financèrent la réparation de l’ensemble du mausolée, de la mosquée et des écoles durant les années suivantes.

Les Afshârs

Durant cette période, en particulier sous le règne de Nâder Shâh, le minaret principal fut de nouveau plaqué d’or et un nouveau minaret fut construit dans la même cour. Ce roi fit également don de nombreux objets précieux à l’ensemble.

La construction du minaret de l’aile nord de la cour Atigh, la nouvelle dorure de l’iwân d’Amir Alishir, la dorure du minaret de l’iwân nord et sa décoration calligraphique, ainsi que la construction du Saghâkhâneh d’Esmaïl Talâi par le gouverneur du même nom dans la cour Atigh datent de son règne. De plus, il ordonna la mise en place d’un système de drainage et de canalisations destiné à assurer que le bassin central du mausolée soit toujours plein. Le saghâkhâneh (réservoir d’eau) et ces canalisations existent toujours, avec quelques petites modifications.

Ebrâhim Khân, le frère de Nâder Shâh, quant à lui, finança le plaquage en argent des deux portes principales du mausolée.

Les Qâdjârs

Durant cette période, le mausolée connut des transformations importantes. La cour Now fut construite à l’est du tombeau sur ordre de Fathali Shâh, avec l’aide de son fils Ali Naghi Mirzâ et l’architecte Hadj Aghâ Djân. Ce projet fut terminé sous le règne de Nâssereddin Shâh. La dorure des iwâns et le porche d’entrée nord de la cour Atigh furent rénovés durant le règne de Mohammad Shâh. La porte Dâr-ol-Sa’âdeh fut construite par Allâhyâr Khân Assef-o-Dowleh en 1835 et le péristyle du Dâr ol-Ziâfeh en 1902. En 1858, Ghâem Maghâm Nouri ordonna de décorer l’ensemble du mausolée par des miroirs. Nâssereddin Shâh, lui, ordonna qu’on couvre de tuiles d’or les plafonds et les murs de l’entrée principale, qui fut surnommée l’iwân Nâsseri.

Durant le règne de Mozzaffareddin Shâh, les deux cours Atigh et Now furent rénovées. La première horloge moderne fut accrochée en haut d’un minaret dressé à cet effet. Avec l’installation de l’électricité et le développement des infrastructures d’accueil pour les pèlerins, Mashhad connu une croissance urbaine accélérée.

Durant cette période également, cette région fut de nombreuses fois attaquée par les Turkmènes. Ces attaques, la révolte de Sâlâr et la canonnade de la ville, ainsi que l’occupation de la ville durant la Première Guerre mondiale, endommagèrent le mausolée qui eut à subir de nombreuses réparations.

Les Pahlavis

En 1928, des modifications furent apportées au plan de l’ensemble des bâtiments et l’enceinte entourant le complexe fut développée. La bibliothèque, le musée, le hall des cérémonies et l’ancien musée (la cour Imâm Khomeyni actuelle), furent bâtis à cette époque et les rues et avenues avoisinantes élargies.

En 1965, la coupole fut momentanément soulevée pour permettre la destruction d’un des murs porteurs. Pour rendre possible une telle opération, l’ensemble du mausolée fut sécurisé et des fondations nouvelles en béton furent bâties. Le toit de la mosquée Bâlâssar, qui menaçait de s’écrouler, fut également réparé et remplacé par un toit en béton, qui fut ensuite recouvert et décoré comme le toit précédent. Les maisons situées à proximité du complexe furent également détruites et de grands parcs les remplacèrent.

Les infrastructures routières et hôtelières furent nettement améliorées. Un aéroport et une gare virent le jour.

Le quatrième zarih, extrêmement travaillé du mausolée, connu sous le nom du « zarih d’or et d’argent » ou « zarih de lait et de sucre » fut également fabriqué durant cette période et remplaça l’ancien zarih ou « zarih précieux ».

Après la Révolution islamique

Après la victoire de la Révolution islamique, de nouveaux bâtiments furent ajoutés à l’ensemble du complexe. C’était une nécessité, puisque la facilitation du voyage avait multiplié le nombre des pèlerins et les infrastructures existantes ne suffisaient plus à satisfaire les besoins des pèlerins. Les bâtiments originaux furent également tous agrandis. De plus, l’ensemble des dorures furent refaites, le tombeau fut agrandi sur trois côtés et un nouveau zarih fut fabriqué et mis en place en 2000 en quarante jours après le grand nettoyage de printemps. La pierre tombale et le marbre de l’intérieur du tombeau furent également changés la même année. Au cours des dernières décennies, de nouveaux plans furent étudiés et régulièrement mis en place afin de permettre une meilleure facilité d’accès aux pèlerins.

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