Pourquoi les Shirazis et le régime iranien sont-ils en conflit ?

Hassan Heydari revient dans cette tribune sur les raisons du conflit entre les deux camps. Les avis exprimés dans les tribunes publiées sur Shiacity ne correspondent pas toujours et forcément à nos positions mais de leurs auteurs. Nous les publions car nous considérons notre site comme un lieu de libres échanges entre les chiites. N’hésitez pas à exprimer votre opinion sur la tribune en commentaire sous l’article si vous n’êtes pas d’accord ! Pour nous proposer un article que vous avez écrit, contactez-nous sur notre page Facebook.

Pourquoi les Shirazis et le régime iranien (représenté par le système de Wilayat-Al Faqih Al-Mutlaqa et incarné par Sayed Khomeini puis Sayed Khamenei) sont-ils en conflit ? Une question qui restera à mon avis un mystère. On ne saura jamais exactement le pourquoi du comment de cette divergence mais nous avons quelques indications que je présenterai ici. Il faut savoir que les Shirazis étaient les alliés de Sayed Khomeini avant et après la révolution. Mais cette relation commença à changer à partir des années 80. Je vais tout d’abord présenter les deux camps avant d’analyser le conflit qui a eu lieu entre eux.

Qui sont les Shirazis ?

La famille « Al-Shirazi » est une famille de savants chiites irako-iraniens reconnus et respectés depuis maintenant un siècle et demi et qui descend du Prophète (sawas) par son arrière petit-fils, le martyr Zayd ibn Ali (as). L’actuelle plus grande figure vivante de cette famille est le marja’ résidant à Qom en Iran, Sayed Sadiq Al-Shirazi.

Le savant le plus connu de cette famille est Sayed Mirza Mohammad Hassan Al-Shirazi, connu sous le nom de « Mirza (Mohammad) Hassan », de « Al-Shirazi Al-Awwal » (le premier shirazi) ou de « Al-Mojadid Al-Shirazi » (le réformateur Shirazi). Il a mené la révolte du tabac en Iran en 1890 obligeant le Shah de l’époque, Nasredine Shah, a mettre un terme au traité de concession totale de l’agriculture iranienne du tabac au Royaume-Uni.

L’arrière grand-père maternel de l’actuel marja’ est l’ayatollah Mohammad Taqi Al-Shirazi qui faisait partie des savants qui ont mené « la révolution des années 20 » (thawrat al-‘ishrine) qui est la révolte de l’indépendance irakienne contre la colonisation anglaise. Il lance une fatwa incitant au jihad contre les troupes anglaises. Les tribus chiites du pays répondent à l’appel. Par après, ils sont suivis par les savants et tribus sunnites. Cette révolte fait de l’Irak le premier pays arabe à prendre son indépendance en 1932, après l’Égypte.

Petit-fils de Mohammad Taqi Al-Shirazi, Sayed Mohammad ben Habibullah Al-Shirazi était un grand savant extrêmement respecté qui aura plusieurs fils dont trois qui nous intéressent dans notre présent article : Sayed Hassan, Sayed Mohammad et Sayed Sadiq.

Sayed Hassan Shirazi meurt en martyr dans un attentat orchestré par Saddam Hussein au Liban en 1980.

Celui qui nous intéresse spécialement dans notre présent article est Sayed Mohammad Shirazi, l’homme avec qui la divergence entre les Shirazis et Khomeini a commencé. Mort en 2001, il était le plus grand savant et marja’ de cette famille durant la deuxième moitié du vingtième siècle. Il est aussi considéré comme l’un des plus grands auteurs de l’Histoire du chiisme avec des centaines d’œuvres écrites sur la religion, la politique, la culture et la psychologie. Après son décès, Sayed Sadiq Al-Shirazi devient le marja’ du mouvement shirazite.

Religieusement, les Shirazis sont une famille de chiites usulites traditionnels. Ceci dit, ils seront parmi les chiites les plus éveillés politiquement comme nous allons le voir. Le centre et siège historique des Shirazis est Karbala.

Sayed Sadiq Al-Shirazi en tant que marja’ a beaucoup de suiveurs (muqalidin) en Iran, Irak et dans les pays du Golfe. Son mouvement ne constitue la majorité des chiites dans aucun de ces pays, sauf dans la sainte ville irakienne de Karbala ou au Koweït, où presque la moitié des chiites suivent sa marji’iyya.

Qui sont Sayed Khomeini et Sayed Khamenei ?

Nous allons les présenter brièvement car en général ils sont déjà très connus du public chiite francophone. Sayed Ruhollah Khomeini est un grand savant chiite, un marja’ religieux et le guide politico-religieux de la révolution iranienne islamique de 1979 qu’il mène avec succès. Il établit alors une République Islamique menée par un guide suprême qui doit être un savant religieux choisi par l’assemblée des experts qui est composée de 88 religieux élus. Cette même assemblée est la seule  apte à le destituer de ses fonctions selon la constitution. Le président, les députés du parlement, les différentes assemblées et les maires des villes ou autres élus locaux sont élus au suffrage universel.

Sayed Khomeini mène le pays jusqu’en 1989, année de son décès. Il est alors succédé par Sayed Ali Khamenei qui dirige le pays jusqu’à maintenant.

Religieusement, les deux viennent de l’école gnostique iranienne du chiisme dans la prolongation des grands auteurs de cette pensée tels que Molla Sadra ou Haydar Amoli. Politiquement, ils sont partisans de la théorie de Wilayat al-Faqih Al-Mutlaqa (l’autorité absolue du juriste) qui considère que le juriste religieux (faqih) a l’autorité religieuse et politique sur les musulmans. La tendance traditionnelle ancienne dans le chiisme duodécimain reconnaissait Wilayat Al-Faqih (velayat e-faqih en farsi) mais le limitait aux domaines religieux, d’où le fait que la théorie adoptait par le régime iranien est décrite de « mutlaqa » (absolu).

Les gens suivant la marji’iyya de Sayed Khameini en Iran peuvent être estimés entre 15 et 25% des chiites du pays. Par ailleurs, la majorité des chiites libanais le suivent. Une part non-négligeable des chiites du Golfe Persique le suivent aussi. Cependant, il reste très peu suivi en Irak, au Pakistan ou ailleurs.

Les Shirazis et Sayed Khomeini : des amis ?

Certains l’ignorent mais Sayed Mohammad Shirazi et ses frères avaient d’excellentes relations avec Sayed Khomeini.

Tout d’abord, Sayed Mohammad Shirazi faisait partie de la toute petite minorité de savants chiites avant la révolution iranienne qui soutenait la théorie de Wilayat Al-Faqih Al-Mutlaqa. Il se peut même qu’il a adopté cette théorie avant Sayed Khomeini. Ainsi, Sayed Mohammad considérait que tout mouvement ou action politique doit émaner d’une autorité religieuse qui la dirige ou veille à son fonctionnement. Le puissant parti irakien qu’il crée, « Monadamate Al-Amal » (l’Organisation du Travail), a comme fondement d’être sous son autorité. Les actuels marja’ Sayed Taqi Al-Modaressi ou Sayed Kamal Al-Haydari étaient membres de ce parti. Le dernier en est sorti après un certain temps. Sayed Mohammad soutenait donc l’activisme politique en Iran contre le Shah tout en se concentrant également sur ses activités en Irak.

En 1964, Sayed Khomeini est forcé de s’exiler. Il prend alors refuge en Turquie puis en Irak où il visite les lieux saints avant de s’installer définitivement dans la ville de Najaf. Il se rend alors à Karbala et y visite la maison de Sayed Mohammad Al-Shirazi. Ce dernier l’invite même à diriger la prière.

Sayed Ruhollah Khomeini accueilli par Sayed Mohammad Shirazi à Karbala

Il y est donc soutenu par la famille des Shirazis dont certains membres assistent même à ses cours. À cette époque-là, certains savants traditionnels d’Iran et Irak s’en désavouent et n’apprécient pas son activisme politique, ses idées sur Wilayat Al-Faqih et parfois son orientation gnostique. Traditionnellement à cet époque, la majorité des savants chiites étaient au mieux quiétistes, au pire apolitiques, et ne se mêlaient de politique que dans l’urgence et de manière irrégulière. Rares étaient ceux qui s’impliquaient en politique et encore moins ceux qui croyaient que le pouvoir devait revenir aux mains des religieux. Dans ces moments difficiles, les jeunes frères Shirazis lui étaient d’un grand soutien parmi tant d’autres et il y avait une convergence idéologique entre les deux camps.

En 1970, Sayed Mohammad Shirazi fuit l’Irak car il y est persécuté par les baathistes qui le condamnent à la peine de mort peu de temps après. Il s’installe alors au Koweït où il construit beaucoup de lieux de culte et organise des activités religieuses, d’où le fait qu’il y est très aimé et que jusqu’à maintenant beaucoup de chiites du pays suivent la marjiyya shirazite. En 1979, il part s’installer à Qom en Iran. Après la révolution iranienne, beaucoup d’ambassadeurs, diplomates, élus et même gardiens de la révolution du nouveau régime islamique sont du mouvement Shirazi qui a alors toute la confiance de Sayed Khomeini. Ce dernier considère surtout Sayed Shirazi comme une référence pour les affaires irakiennes – un point qui a son importance pour la suite – et confie même la direction de la radio arabophone officielle de l’Iran à Monadamate Al-Amal, le parti de Sayed Shirazi, pour mener des campagnes médiatiques contre Saddam Hussein.

Un mois après son arrivée à Qom, Sayed Mohammad Shirazi donne une interview à la revue Al-Shahid qui la publie dans son numéro 21. Il y déclare alors notamment que Sayed Khomeini est venu en personne le visiter chez lui pour prendre de ses nouvelles et discuter des affaires internes de l’Iran.

« Je suis très optimiste quant au futur de la révolution islamique en Iran. La raison en est les révolutionnaires dont nous connaissons la majorité d’entre-eux et à leurs têtes les marja’ ainsi que l’imam Khomeini. Ces gens sont sincères dans leur volonté d’appliquer l’ordre de Dieu sur terre pour sauver les affaiblis. Par affaiblis, on ne parle pas des pauvres comme il est propagé parfois mais on vise ce que Dieu (ta’ala) dit dans dans son livre : [Et qu’avez vous à ne pas combattre dans le sentier d’Allah, et pour la cause des affaibles] « , dit Sayed Mohammad Shirazi à Al-Shahid.

La couverture du n°21 de la revue Al-Shahid
Première page de l’entretien où se trouve le passage traduit. C’est sur cette même page aussi qu’il déclare que Sayed Khomeini l’a rencontré chez lui.

Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Comme je l’ai mentionné dans l’introduction, expliquer le conflit Shirazi-Khomeini est très difficile. Il semble que ce dernier soit le résultat de plusieurs facteurs.

  • Le début du changement de leurs relations

Le point de départ de ce changement semblerait être un événement qui a eu lieu dans les années 80. Comme déjà précisé, Sayed Mohammad Shirazi était une référence pour le régime pour les affaires irakiennes due à l’importance de ses réseaux en Irak. Certaines personnes de son parti sont venues lui annoncer à Qom qu’elles ont réussi à tuer Saddam Hussein. Ces personnes lui ont apporté alors des documents, photos et preuves convaincant ainsi totalement Sayed Mohammad Shirazi. Ce dernier annonça la nouvelle aux médias et plusieurs diplomates iraniens dont des ambassadeurs déclarèrent sur la base de ces informations que Saddam Hussein fut en effet tué. Le tyran irakien se cacha quelques jours puis sortit publiquement pour démentir ces informations. Cette épisode fut une honte et un coups dur pour l’Iran qui perdit de la crédibilité. L’estime de Sayed Shirazi aux yeux de Sayed Khomeini tomba fortement. Petit à petit, leurs relations commencèrent à changer.

  • L’attaque envers les savants

Un certain nombre de savants à Qom qui s’opposaient idéologiquement à Wilayat Al-Faqih ou politiquement à Khomeini étaient mis en résidence surveillée ou arrêtés et parfois humiliés. Certains étaient certes accusés de collaboration avec des forces externes mais d’autres avaient seulement une position négative mais silencieuse sans activisme important. Des individus fidèles au régime se réunissaient près de leurs maisons pour manifester, les insulter et parfois endommager leurs demeures. Le nouveau régime et Sayed Khomeini n’acceptaient pas l’opposition, qu’elle soit silencieuse et pacifique ou violente et directe. Ce point fut un véritable choc pour Sayed Mohammad Shirazi. Il faut savoir que dans la culture chiite, le savant – surtout s’il est au statut élevé de mujtahid – est toujours respecté, peu importent  les circonstances. Par exemple, dans la constitution iranienne à l’époque du Shah, il était formellement interdit d’exécuter un mujtahid ou marja’, ce qui sauva par exemple à l’époque Sayed Khomeini de la pendaison.

  • Les exécutions

L’un des points que Sayed Mohammad Shirazi refusa également fut les exécutions dans les années 80. Le régime exécuta alors beaucoup de personnes qu’ils considéraient comme des terroristes ou ennemis (des anciens fonctionnaires du Shah, des membres du groupe terroriste des « Moudjahiddines du peuple iranien », des séparatistes kurdes, etc). On ne connait pas le nombre exact mais il semble que cela s’élève à des centaines, voire des milliers. Sayed Sadiq rapporte que son frère Sayed Mohammad a écrit une lettre à Sayed Khomeini l’invitant à arrêter ces pendaisons qui vont, selon lui, à l’encontre des enseignements islamiques et l’invite à déclarer l’amnistie générale. Sayed Mohammad considérait que ces pratiques ne régleront jamais les problèmes, surtout sur le long terme. Il prend alors en argument le Prophète (sawas) qui n’a pas massacré les mécréants mecquois après la conquête de la Mecque même si ces derniers l’ont combattu et ont massacré les musulmans pendant 20 ans. Notez également que l’imam Ali (as) aussi ne massacra personne parmi les combattants survivants du camps d’Aicha après la bataille du Jamal, même si certains sont allés rejoindre Moawiya pour combattre Ali de nouveau dans la bataille de Siffin !

  • Shirazi adopte Shura Al-Fuqaha’

Tous ces événements vont produire un changement idéologique chez Sayed Mohammad Shirazi qui soutenait au début fortement la théorie de Wilayat Al-Faqih Al-Mutlaqa. Il voit alors que donner tous les pouvoirs à un seul individu peut être dangereux et mener à un autoritarisme totalitaire. Il soutient toujours que les musulmans doivent être dirigés par des savants religieux, mais abandonne l’idée d’un seul guide (wali al faqih) et développe une nouvelle théorie qu’il appelle « Shura Al-Fuqaha’ « , en français « le conseil (ou l’assemblée) des juristes ». Ainsi, il considère qu’un pays musulman doit être gouverné par un conseil de plusieurs savants religieux élus et remplissant les conditions nécessaires. Pour lui, c’est une garantie et une solution pour respecter la diversité de la société et éviter l’égarement vers un totalitarisme dangereux.

D’alliés à opposants

Le fait que Sayed Mohammad prit ses distances, critiqua et s’opposa à certaines décisions de Sayed Khomeini puis développa une théorie rivale à celle du régime mis les Shirazis en position d’opposants du régime. Ces changements durèrent toute une décennie.

Les responsabilités données aux membres du mouvement shirazite furent annulées. Plusieurs d’entre-eux qui avaient la nationalité irakienne furent expulsés d’Iran. Sayed Mohammad fut mis sous résidence surveillée et ne pouvait plus quitter Qom. Certains membres de sa famille ou proches du mouvement subissaient certaines pressions. De plus, les médias iraniens officiels passaient leur temps à l’attaquer. De leur côté, les Shirazites ne portaient pas non plus les pro-Wilayat Al-Faqih dans leur cœur mais ils l’exprimaient de manière beaucoup moins directe et violente – du moins dans leurs réseaux officiels – car ils ne sont pas dans la position de dominants. Le dernier cas de conflit fut l’arrestation de Sayed Hussein Shirazi, le fils de Sayed Sadiq, à Qom après que ce dernier s’attaqua à Wilayat Al-Faqih.

Enfin, je voudrais faire remarquer que certains sur le net avancent des fois des raisons farfelues, mensongères et fallacieuses au sujet du conflit. Par exemple, certains soutiennent que l’une des raisons du conflit est que Sayed Khomeini ait soutenu l’union et l’unité avec les sunnites, ce qui aurait déplu à Sayed Mohammad Shirazi. Cette explication est fausse et n’a pas de base historique, en plus du fait qu’elle oublie que Sayed Mohammad Shirazi dans ses écrits défendait lui-même l’idée de se rapprocher et s’unir avec le reste des musulmans. Un autre exemple est l’interdiction du Tatbir qui aurait déplu à Sayed Mohammad Shirazi. Cette explication nie alors qu’il y a des savants en Iran qui autorisent cette pratique et qui ont tout de même de bonnes relations avec le régime.

Ces deux points ne font pas partie des causes du conflit mais de ses conséquences. A partir de la marjiyya de Sayed Sadiq Shirazi, les shirazites vont revoir leur position sur l’union avec les sunnites considérant que cela n’a jamais marché et ne marchera pas car utopique. De plus, il préfère mettre l’accent sur la nécessité de  s’unir entre chiites et d’ensuite inviter les sunnites à suivre la voix d’Ahl el Bayt (as). Ce changement est une conséquence du conflit : puisque le régime et Sayed Khameini font de l’union avec les sunnites une base idéologique de leur pensée, cela a poussé les Shirazis à revoir leur position. Mais ce n’est pas une cause : ils ne se sont pas disputés pour cette raison. De même, puisque le régime iranien interdit et combat fortement la pratique du tatbir (saignement de la tête) ou tout autres pratiques d’auto-flagellation, alors Sayed Sadiq Shirazi a commencé à soutenir de manière exagérée cette pratique. Ce phénomène est une conséquence du conflit, consciemment ou pas dans l’esprit de ses acteurs, et non une de ses causes.

Evolution du conflit

Aujourd’hui, le régime iranien est représenté par Sayed Khameini et le mouvement Shirazite par Sayed Sadiq Al-Shirazi. Il existe une opposition idéologique entre les deux courants mais jusqu’à maintenant, cela reste calme avec des séquences un peu plus mouvementées. D’un côté, le régime iranien n’aime pas qu’on s’oppose à lui, et de l’autre côté les Shirazites n’aiment pas se soumettre et préfèrent rester totalement indépendants. De temps en temps, ils s’attaquent par médias interposés ou bien les Shirazites se font embêtés par la justice iranienne.

Depuis deux décénnies, le mouvement Shirazi s’est refocalisé sur l’activisme religieux, notamment en investissant sur des chaînes religieuses, et a beaucoup diminué son activisme politique. Monadamate Al-Amal n’a presque plus aucune existence alors qu’elle fut parmi les plus grands partis résistants chiites de l’Irak et avait plusieurs banches dans une dizaine de pays.

Conclusion

J’ai essayé de présenter la genèse de la relation entre les Shirazis et le régime iranien pour ensuite aborder les évolutions qui ont conduit au conflit entre les deux camps. Cela s’explique par plusieurs facteurs et une évolution idéologique chez Sayed Mohammad.

  • Mais que faire maintenant ?

Le conflit persistera tant que deux de ses protagonistes sont encore vivants. Quand Sayed Ali Khameini et Sayed Sadeq Shirazi rejoindront leur Seigneur et quitteront ce monde, il faudra que leurs successeurs trouvent une solution. Le chiite est le frère du chiite et le reste malgré lui. Ils devront faire des pas les uns vers les autres en oubliant le passé. Il faut aussi que les deux courants se réforment et font des concessions. Les chiites ne veulent pas de cette ambiance et l’imam Al-Mahdi (aj) ne peut être que dérangé de cette situation.

Dieu dit : « Repousse (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux. » (Coran 41:34)

Dieu dit aussi : « Et cramponnez-vous tous ensemble au câble d’Allah et ne soyez pas divisés; et rappelez-vous le bienfait d’Allah sur vous: lorsque vous étiez ennemis, c’est Lui qui réconcilia vos cœurs. Puis, par Son bienfait, vous êtes devenus frères. » (Coran 3:103)

Enfin, Dieu dit également : « Les croyants ne sont que des frères. Établissez la concorde entre vos frères, et craignez Allah, afin qu’on vous fasse miséricorde. » (Coran 49:10).

Et mes derniers mots sont : que les plus belles prières soient sur Mohammad Al-Mustafa et sur sa sainte et infaillible famille !

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Hassan Heydari

3 commentaires

  1. Beau travail de recherche, et belle initiative pour l’union des frères du meilleur groupe de la meilleure communauté sur la terre. ALLAH vous bénisse

  2. Salams, merci pour cet article qui semble objectif et bien explicite.

    Toutefois, sans vous demander de vous exprimer à ce sujet, votre propre Taqlid peut porter à confusion sur ce sujet. Aussi, je vous rejoins totalement dans l’esprit de l’union des Shiites, voire avec les sunnites, devient de plus en plus impérative dans le monde actuel où le choc des civilisations est remis en au goût du jour.

    En tout cas je viens de découvrir votre site, et semble bien plaisant à parcourir.

    * Petite remarque au niveau des erreurs lexicales et de syntaxes, cela peut discréditer tout l’article

  3. Aussi une question qui me semble importante :

    Sayed Ali Al-Sistani, s’est-il exprimé à ce sujet ?

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