Les derniers jours de Fatima (as) : « Je veux laver les cheveux et les vêtements de mes enfants, bientôt orphelins ! »

En fin de vie, Dame Fatima-Zahra (as) déclara : « C’est le dernier jour de ma vie, je veux laver les cheveux et les vêtements de mes enfants, car ils seront bientôt orphelins, sans mère ! »

L’imam Ali (as) fut surpris de constater que sa chère épouse avait quitté son lit et avait commencé à faire des travaux ménagers. Il lui demanda ce qu’elle faisait, et elle lui répondit :

« C’est le dernier jour de ma vie, je veux laver les cheveux et les vêtements de mes enfants, car ils seront bientôt orphelins, sans mère ! »

L’imam Ali (as) lui demanda comment pouvait-elle savoir que ce jour était celui de son départ. Elle lui dit qu’elle avait vu son père, le Messager d’Allah (saws), en rêve, qui lui dit qu’elle le rejoindrait cette nuit là. Elle demanda ensuite à l’imam Ali (as) d’exécuter son testament.

« Demande-moi ce que tu veux, fille du Messager d’Allah », dit l’imam Ali (as). Puis, il demanda à chacun de quitter la maison et il vint s’asseoir auprès d’elle.

Fatima (as) commença :

« Cousin, ai-je déjà prononcé des mensonges, ai-je manqué de dévotion, ou t’ai-je déjà désobéi depuis que je suis ta compagne ? »

L’imam Ali (as) répondit :

« Par Allah ! Tu es trop dévouée, trop pieuse, trop honorable et trop craintive d’Allah (pour me donner une raison) de te réprimander ou pour m’avoir désobéi. Je vais te perdre et nous serons bientôt séparés, mais c’est une destination inévitable. Par Allah, tu as renouvelé le chagrin que j’ai subi avec la mort du Messager d’Allah (saws), ta mort et ton départ seront une grande calamité, mais à Allah nous appartenons, et c’est à Lui que nous retournerons. » 

Quelle calamité douloureuse, amère et triste. Certes, c’est une calamité pour laquelle il n’y a pas de consolation, et un désastre pour lequel il n’y a aucune compensation.

Puis, ils ont tous deux pleuré et l’imam Ali (as) embrassa sa tête et dit :

« Demande-moi ce que tu veux, je serai dévoué et j’exécuterai tout ce que tu m’ordonneras de faire. »

Fatima (as) lui dit :

« Puisse Allah te récompenser de Sa Grande Bonté… Cousin, je te demande d’abord de te remarier après ma mort, ma nièce Umamah sera comme une mère pour mes enfants. En outre les hommes ont besoin des femmes. »

Elle ajouta ensuite :

« Je te demande de ne pas permettre à quiconque m’a fait une injustice, d’assister à mes funérailles, car ils sont certainement mes ennemis et les ennemis du Messager d’Allah. Ne leur donnes pas non plus l’occasion de prier sur moi, ni même leurs adeptes. »

Fatima Zahra (as) était à présent prête à rencontrer son Seigneur. Elle prit un bain puis se coucha. Elle donna l’ordre à Asma Bint Umais d’attendre un moment, puis d’appeler son nom. Si elle ne donne aucune réponse, cela signifierait qu’elle (as) aura rejoint son Seigneur.

Asma s’exécuta, elle attendit un moment, puis appela le nom de Fatima… mais il n’y eut pas de réponse.

Asma répéta l’appel :

« Ô fille de Muhammad le choisi ! Ô fille du plus honorable d’entre les hommes ! Ô fille du meilleur de ceux qui ont marché sur terre ! »

Il n’y eut toujours pas de réponse. Le silence accabla la maison. Asma entra alors dans la chambre et s’avança vers le corps sans vie de Fatima (as), elle avait quitté ce bas-monde.

À ce moment-là, Hassan et Hussein (as) arrivèrent et demandèrent : « Où est notre mère ? »

Asma resta silencieuse.

Hassan et Hussein (as) se dirigèrent vers leur mère et la trouvèrent morte. Puis, Hussein se tourna vers Hassan et dit : « Qu’Allah nous console pour notre Mère ! »

Durant ce temps, l’imam Ali (as) était à la Mosquée. Hassan et Hussein (as) allèrent le retrouver pour lui annoncer la triste nouvelle. En entendant leurs paroles, l’imam Ali (as) tomba, inconscient.

Puis, Lorsqu’il reprit conscience, il dit :

« Qui me consolera maintenant, Ô fille de Muhammad ? Tu étais celle qui me consolait, qui va prendre ta place maintenant ? »

Les femmes Hashimites s’étaient rassemblées pour recevoir la malheureuse nouvelle. Une fois de plus, une calamité s’abattait sur eux, alors qu’ils portaient encore la blessure de la perte du Prophète (saws).

Tout le monde était venu consoler l’imam Ali (as) et ses deux enfants…

Allah est avec vous, Ô enfants de Zahra !

Hier encore, vous perdiez votre grand-père, le Prophète d’Allah (saws), et vous voilà accablés par un nouveau malheur ! Soyez patients, car c’est la volonté du Seigneur, le Tout-Puissant.

Qu’Allah éleve notre Dame Fatima-Zahra (as) et qu’Il maudisse ses assassins.

Avec comme source: ABNA

Un commentaire

  1. Allahouma sali ala mohamed wa ali mohamed wa 3ajil farajahoum

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