Dillu Ram, ce poète hindou amoureux du Prophète Muhammad (saws)

Lorsque l’Inde était encore sous la domination Britannique, il y eut, à Delhi, un célèbre poète hindou nommé Dillu Ram Kausari. Ce poète, bien que hindouiste, écrivait des éloges et des poèmes (Naat) sur le Prophète Muhammad (saws).

Devenu célèbre pour ses délicates poésies et ses vers en hommage au Prophète (saws), Dillu Ram scandalisait la communauté hindouiste, majoritaire en Inde. Il se faisait souvent interpeller dans la rue. Nombreux étaient ceux qui le blâmaient, car il avait déshonoré le nom des Hindous en louant Muhammad (saws). On lui demandait souvent s’il était contraint par certaines personnes ? Il niait et répondait « c’est mon amour pour lui qui me force à écrire ces poèmes, je suis tombé amoureux du Prophète ! »  

« Comment pouvez-vous, en étant hindou, tomber amoureux du Prophète des Musulmans ? », demandèrent-ils.

« L’Amour ne se force pas, il arrive juste. », répondait Dillu.

« Comment aimez-vous donc le Prophète? » lui demandèrent-ils, toujours étonné que l’un des leurs puisse aimer Muhammmad (saws).

Alors, Dillu Ram se mis à pleurer comme un amant qui s’éloignait de sa bien-aimée et récita :

« Être musulman n’est pas une condition pour aimer Muhammad !

Kausari, l’hindou, est aussi épris de Muhammad !

Par Allah ! Comment délicieux est le Marché de Muhammad !

Car le Seigneur des mondes est aussi un acheteur de Muhammad ! »

La poésie de Dillu Ram se répandait de plus en plus. Un quatrain en particulier, choqua la communauté hindou et musulmane de l’Inde. Dans ce quatrain, il s’était imaginé au Jour du Jugement et a écrit ces vers :

« La miséricorde pour l’humanité (Muhammad saws) est apparue le jour du jugement.

Toute la création est avec l’Intercesseur le Jour de l’Acquittement.

Quand le Prophète emmena Dillu Ram avec lui au Paradis.

On apprit alors que cet hindou avait accompagné le Bien-Aimé de Dieu au Paradis »

Ce quatrain controversé scandalisa aussi bien les hindous que les musulmans ! Les premiers s’opposaient à ces éloges continuels et les seconds étaient outrés de l’audace dont faisait preuve le poète à propos du Jour du Jugement.

Dillu Ram délirait tant dans son amour pour le Prophète (saws) qu’il s’était un jour retrouvé en plein milieu d’un bazar de Delhi, avec des chaînes autour du cou et des pieds en criant à tue tête à tous les passants: «Muhammad! Muhammad! Muhammad! Oui! Muhammad est le bien-aimé de Dieu! Muhammad est le premier et le seul Bien-Aimé de Dieu! Si Dieu vous aime, il vous aime grâce à son bien-aimé! ». Certaines personnes l’avaient même lapidé et il rentrait souvent chez lui couvert de sang, mais son amour ne diminuait jamais.

Au fur et à mesure qu’il vieillissait, sa renommée en tant que poète grandissait dans toute l’Inde. Quand il tomba gravement malade et senta la mort arriver, il s’entoura de sa famille, ses amis et d’autres poètes et admirateurs de sa poésie. Il était si faible qu’il ne pouvait quitter son lit. Puis, soudain, il se mit à fixer la porte et son visage s’illumina. Il parvint à se lever et demanda d’en faire de même à tous ceux qui l’entouraient. On lui demanda ce qu’il y avait.

Dillu Ram, dit en pleurant à chaudes larmes : « Celui dont j’ai passé ma vie entière à louer est arrivé! Le bienheureux père de Fatima (as) est là! Il me rend visite! Et je n’ai même pas accepté sa religion! Que mon bien aimé est généreux! ».

Il ne cessait de pleurer. Et il fut rapporté qu’il conversa quelques minutes avec ce qu’il voyait être l’esprit du Prophète Muhammad (saws). Il fit part de ce que le Messager de Dieu lui aurait dit : « Dillu Ram! Ton temps est bientôt terminé. Azrael est presque là et je ne veux pas que quelqu’un qui m’a loué comme tu l’as fait, aille en enfer! Je veux que tu obtiennes le Paradis ».

Alors, Dillu Ram qui continuait de pleurer, récita la Kalimah et dit au Prophète (saws) « Mon maître! Vous m’avez appris la Kalimah, choisissez pour moi un nom musulman! Je sens l’Ange de la mort approcher ».

Il prit alors le nom de Kausar Ali Kausari. Après cela, le poète décéda. Et en vérité, C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons.

Avec comme sources: tradizionesacra, jang, pakistanblogs

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