A peine arrivé, Trump multiplie les gaffes et provoque des incidents diplomatiques

Après l’appel téléphonique informel passé au Pakistan, Donald Trump s’est entretenu avec la présidente taïwanaise et chamboule 40 ans de diplomatie sino-américaine.

Donald Trump, le voilà à peine élu et il provoque déja le courroux du Royaume-Unis, de l’Inde et de la Chine. En effet, depuis le mois dernier, il ne cesse d’enchainer les coups de fils spontanés avec les présidents du monde entier sans tenir compte de la relation établie par les pays en question avec ses prédécesseurs.

La Maison-Blanche est terrorisée par ce comportement impétueux et lui a rappelé à maintes reprises  qu’il devait obtenir la permission du ministère des Affaires étrangères avant de décrocher son téléphone. Mais Donald Trump ne se soucie pas du protocole et ne souhaite pas le respecter.

Le mois dernier il n’a pas hésité à recommander Nigel Farage à l’ambassade de Washington. «Le poste n’est pas à prendre», a déclaré Downing Street agacé. «Si vous passez aux Etats-Unis, prévenez -moi !», a-t-il également dit à Theresa May sur un ton familier et inapproprié pour un président. Il a en outre jovialement conversé avec Rodrigo Duterte, le président philippin qui avait insulté Barack Obama de «fils de pute» et qui réclame la liquidation sans procès de tous les dealers de drogue, Trump l’a encouragé dans cette voie en affirmant que c’était « la bonne méthode». Il aurait également félicité le «succès fantastique» de Nursultan Nazarbaïev, le président du Kazakhstan. De même que la sympathie exprimée à l’encontre du premier ministre Pakistanais Nawaz Sharif, le qualifiant de «mec géniale» a irrité l’Inde.

Le plus difficile semble être la relation diplomatique sino-américaine, non froissée depuis près de 40 ans. En effet, Trump s’est entretenu au téléphone avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, ce qui a provoqué un terrible affront pour les autorités chinoises. Le dernier contact americano-taïwanais date de 1979. Puis, le président Carter a encouragé Pékin dans le projet politique de construire une «seule Chine» important pour le régime communiste, l’île de Taïwan étant une partie intégrante de la Chine.

Prise de panique, Washington a assuré Pékin que «la politique entretenue de longue date» avec la Chine et Taïwan n’avait pas changé. Pour l’instant, Pékin s’est contenté de «protester solennellement» auprès de Washington, considérant cet échange téléphonique comme «une basse manœuvre manigancée par Taïwan». Car notons que la relation entre la Chine et Taïwan s’est fortement dégradée ces derniers mois avec l’arrivée au pouvoir de la formation indépendantiste de Tsaï Ing-wen.

«Je préfère de très loin voir Donald Trump parler à la présidente Tsai (Ing-Wen) qu’à Raul Castro à Cuba ou à l’Iranien Hassan Rohani» a déclaré Ted Cruz, principal rival républicain de Donald Trump.

 

Avec comme source: l’Express

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