1250 maisons Rohingyas ravagées sous le silence internationale

Plus de 1000 maisons Rohingya ont été rasées dans le nord-ouest du Myanmar lors d’une descente militaire, selon l’analyse des images satellites de Human Rights Watch diffusées lundi.

Les Rohingyas sont une minorité de plus d’un million de personnes vivant en Birmanie. Il s’agit d’une des minorités les plus persécutées au monde. Certains d’entre vivent dans le pays depuis des générations, mais ils ne cessent d’être considérés comme des immigrés illégaux du Bangladesh voisin. C’est un peuple qui subit aujourd’hui, un génocide par les extrémistes bouddhistes du pays.

Selon l’ONU, en à peine 2 jours, environ 30 000 personnes ont été violemment éjectées  par des troupes qui se sont ruées le long de la frontière du Bangladesh, une zone abritant une grande partie de la minorité musulmane Rohingya.

Selon des informations diffusées par les médias, depuis prés de 6 semaines, les forces de sécurité ont assassiné près de 70 personnes et en ont arrêté environ 400. Mais selon les militants le nombre pourrait être beaucoup plus élevé.

Des témoins et des activistes témoignent que les soldats birmans tuent et violent des femmes, pillent et brûlent leurs maisons. Le gouvernement a refusé de permettre aux observateurs internationaux d’effectuer une enquête complète.

« Des soldats sont arrivés au village de Doetan le 19 au soir vers 17 heures […] La plupart des hommes du village se sont enfuis parce qu’ils ont peur d’être arrêtés et torturés. Ensuite, ils ont commencé à tirer et deux ont été tués. » témoigne un Rohingya nommé Salaman, qui a aidé a enterrer les corps d’un homme et d’une femme abattus par les soldats.

Chris Lewa, militant des droits humains travaille dans le nord de Rakhine et a confirmé le récit et dit que 2 bébés ont également été balayés alors que les villageois essayaient de fuir à travers une rivière.

Quant au porte-parole présidentiel Zaw Htay, il minimise les dernières images satellitaires et nie également les rapports des décès dans le village de Doetan. « Ce que nous avons vu sur le terrain n’est pas très répandu […] Le gouvernement et les militaires ont tous deux interdit toute violation des droits de l’homme, en particulier contre les femmes et les enfants », at-il déclaré à l’AFP Alors que des centaines de Rohingyas sont ouvertement persécutés par l’État et tentent de fuir la violence au Bangladesh voisin.

La vérification indépendante des faits sur le terrain a été entravée, mais les preuves de destruction massive des villages sont de plus en plus nombreuses, en effet, lundi, Human Rights Watch a déclaré qu’en utilisant l’imagerie satellitaire, il avait identifié 820 structures détruites dans 5 villages Rohingyas entre le 10 et le 18 Novembre. Au total, 1 250 bâtiments ont été ravagés.

La résurgence de la violence à Rakhine pose un défi critique à l’administration de Suu Kyi sept mois après son arrivée au pouvoir.

Qu’Allah leur vienne en aide.

 

Avec comme source: Abna, Afp.

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