L’Arabie Saoudite condamne un défenseur des Droits de l’Homme

Jeudi, la prétendue Cour pénale spécialisée de l’Arabie saoudite a augmenté la peine d’emprisonnement d’Issa al-Hamid, un militant actif des Droits Humains, à 11 ans (peine initialement prévue à 9 ans).

Issa al-Hamid fondateur de l’Association des droits civils et politiques de l’Arabie saoudite (ACPRA), mène une lutte active contre la persécution sans répit de son pays, bafouant les droits humains. Cela lui aura couté cher.

Le tribunal a prononcé une augmentation de la peine allant à 11 ans d’emprisonnement contre 9, ainsi qu’une interdiction de voyager de même durée et une amende de 100 000 riyals saoudiens (environ 27 000 dollars américains).

Samah Hadid, le Directeur adjoint des campagnes au bureau régional d’Amnesty International à Beyrouth, a fortement dénoncé la décision pénale prise contre Hamid, « Issa al-Hamid a fait preuve d’un grand courage face à des procédures ouvertement injustes qui semblent conçues pour faire taire ceux qui osent exposer les violations incessantes des droits humains du Royaume. Sa condamnation accrue est un autre clou dans le cercueil que le gouvernement essaie de construire pour la société civile saoudienne «  a t-il déclaré.

Il a également ajouté « Issa al-Hamid et ses deux frères, le Dr Abdullah al-Hamid et le Dr Abdulrahman al-Hamid, ainsi que beaucoup d’autres, ont payé un prix élevé pour leur courage et leur dévouement à défendre les droits humains. Ces personnes devraient être protégées et reconnues, non pas condamnées et emprisonnées. Les autorités de l’Arabie saoudite doivent annuler d’urgence la condamnation injuste d’Issa al-Hamid et de tous les autres défenseurs des droits de l’homme qui ont été condamnés pour leur activisme pacifique ».

Riyad a longtemps été critiqué par les organismes internationaux pour son dossier sombre bafouant les droits de l’Homme, les restrictions draconiennes sur la liberté d’expression et les punitions sévères remis à la dissidence.

Le 29 mai, la Cour pénale spécialisée de l’Arabie Saoudite a condamné le défenseur des droits de l’homme Abdulaziz al-Shubaily à huit ans de prison pour divers chefs d’accusation, y compris la communication avec des organisations étrangères et la fourniture d’informations à Amnesty International.

Raif Badawi, un blogueur de 31 ans, a également été emprisonné par les autorités saoudiennes depuis 2012, à 10 ans de prison et à 1.000 coups de fouet pour avoir critiqué l’idéologie wahhabite extrémiste du royaume.

En Janvier, le régime de Riyad a annoncé l’exécution du chiite Nimr Baqir al-Nimr au mépris des appels internationaux pour sa libération. Le mouvement a déclenché des condamnations massives dans le monde entier.

 

Avec comme source: Abna

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