Les médias et le terrorisme, faites le lien !

« Les médias sont l’entité la plus puissante sur terre. Ils ont le pouvoir de rendre l’innocent coupable et le coupable innocent et c’est le pouvoir. Ils contrôlent l’esprit des populations » – Malcolm X

De plus en plus de personnes se sentent manipulées par les médias, la méfiance concernant les informations partagées suscitent plus d’interrogations qu’autre chose. De plus, les interprétations concernant un même fait sont très nombreuses. Le développement des techniques numériques ainsi que de l’image en général y sont pour quelque chose.

Un certain fait prend de l’importance de par la manière dont il est présenté au public. Ainsi, par exemple, lorsqu’il y a un attentat dans une certaine ville, ce sont bien les images véhiculées qui sont responsables de différentes réactions émotives (vues et revues). La mise en scène d’un fait, même mineur, peut acquérir un caractère quasi universel à cause de la modernisation et de la technologie mise à notre disposition. L’homme a-t-il donc une réelle approche de l’acte qui vient de se produire ou s’agit-il plutôt d’un réponse «automatique» sans réflexion sur le coup de l’émotion ?

L’usage trop public et généralisé des portables et des réseaux sociaux sont la plus grande source d’une réaction qui, finalement, n’est ni réfléchie et ni productive.

Au cours de ces dernières années, les attentats s’amplifient dans le monde, de nombreuses villes importantes sont touchées mais aucune solution sérieuse n’a pu être envisagée pour pouvoir y mettre un terme. Généralement, lorsqu’un acte terroriste se produit, les médias s’empressent de filmer l’horreur sur le terrain, au milieu de corps démembrées, sans vie. L’information est centrée sur l’émotion.

Le plus gênant dans cela, c’est que les politiciens sont aussi responsables de ces réactions répétées chez la population. Lorsqu’un acte atroce se produit, ils s’empressent de le dénoncer et de mettre en avant des discours qui ne proposent, au final, aucune solution. Les propos tenus par ces personnes ressemblent à «si tous les moyens avaient été pris» alors «l’attentat x n’aurait pas eu lieu», mais quels sont ces moyens ? Pourquoi n’étaient-ils pas en vigueur ?

Une autre reproche que l’on pourrait faire à ce système de fonctionnement, c’est justement de faire de la publicité au terrorisme. Ainsi, la terreur prend de l’ampleur chez la population, le sentiment de peur augmente, les citoyens commencent à se méfier les uns des autres, de nouveaux groupes religieux et éthniques voient le jour, les différences sont au coeur des débats.

La médiatisation trop importante et théâtralisme autour des attentats incitent, sans aucun doute, d’autres individus à reproduire ces actes dans le but de se faire reconnaitre par la société ou d’un point de vue individuel. Les terroristes cherchent à se faire remarquer à travers les images dramatisées et spectaculaires qui tournent en boucle à la télé ou sur internet. Ainsi, le sentiment d’angoisse augmente chez les citoyens, les doutes s’installent vis à vis des gouvernants et la déresponsabilisation de chacun se manifeste au vue d’apparition de lois liberticides.

L’une des solutions qui pourrait être envisagée est que les informations soient davantage partagées entre les services spécialisés pour éviter une propagation trop importante pouvant atteindre des personnes présentant des troubles. Bien évidemment, nous ne serons pas à l’abri de fuites au sein d’un Etat dit démocratique, mais ce qui importe c’est que l’information choisie par les médias soit dans la mesure de correspondre à tout type de personnes et état d’esprit pour limiter les dégâts. Et finalement, il est très souhaitable que les commentateurs soient des personnes reconnues pour leur compétence et leur éthique…Est-ce le cas actuellement ?

 

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