Image d'archive

Le ton monte entre l’Iran et la Turquie sur le conflit syrien !

Alors que demain à Genève s’ouvriront de nouvelles discussions de paix sur la Syrie après celles qui ont eu lieu ces dernières semaines à Astana au Kazakhstan avec la participation de la Russie, la Turquie et l’Iran, la tension est montée d’un cran en début de semaine entre ces deux derniers pays.

L’Iran et la Turquie sont d’accord sur bon nombre de sujets qui les lient fortement tels que les échanges commerciaux, la sécurité de la frontière irano-turque ou encore le refus du séparatisme kurde. Mais s’il y a un sujet sur lequel ils ne sont pas du tout d’accord, c’est bien celui du conflit syrien. En effet, l’Iran soutient avec la Russie le régime syrien avec à sa tête Bachar Al-Assad alors que la Turquie a, depuis le début, soutenu ses opposants armés.

La tension est montée ces derniers jours quand le ministre des Affaires étrangères a accusé  l’Iran de vouloir « transformer la Syrie et l’Irak en pays chiites ». Bien sûr, ceci est totalement mensonger. Et il est à noter que l’Irak est en soi un pays à majorité chiite.

Cette montée avait déjà commencé il y a quelques jours plus tôt lorsque le président turc Recep Tayyip Erdogan avait évoqué, lors d’une tournée dans plusieurs pays du Golfe, le danger du « nationalisme persan ».

En réaction à ces déclarations, Téhéran a convoqué lundi l’ambassadeur de Turquie pour lui transmettre la « protestation de l’Iran ». « Notre patience a des limites », avait déclaré peu avant le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Ghassemi, qui a dénoncé des « propos non constructifs ». Mais l’escalade verbale s’est poursuivie ce mardi, lorsque la Turquie a appelé l’Iran à « réévaluer sa politique régionale », accusant au passage la République islamique de « renvoyer dans des zones de guerre des gens venus trouver refuge ».

Avec comme sources : AFP, RFI

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.