La Turquie s’engage officiellement à collaborer avec l’Iran en Syrie !

Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien des Affaires étrangères a été reçu ce vendredi à Ankara par son homologue Mevlüt Cavusoglu pour discuter, principalement, de la guerre en Syrie.

Malgré que la Turquie et l’Iran aient des positions opposées (puisque le premier est principalement l’allié du président syrien et le second souhaite son départ en soutenant les rebelles), les 2 diplomates souhaitent coopérer et trouver une solution au conflit.

Mevlüt Cavusoglu, le ministre turc des Affaires étrangères, a déclaré : «Nous sommes d’accord sur un certain nombre de sujets, notamment la question de l’intégrité territoriale de la Syrie. En revanche, il y a d’autres sujets sur lesquels nous sommes en désaccord. Nous devons combattre ensemble les groupes terroristes et œuvrer à une solution pacifique durable en Syrie. Pour ce faire, nous allons renforcer notre coopération».

Quelques jours auparavant, Erdogan s’était rendu en Russie pour s’entretenir avec Vladimir Poutine. Durant cette rencontre, les 2 hommes ont remis les relations turco-russes en question et un rapprochement sur le conflit syrien a été envisagé.

Nous nous réjouissons de constater une amélioration dans les relations entre la Turquie et la Russie. Ils veulent désormais coopérer davantage sur les sujets régionaux qui préoccupent les trois pays, l’Iran, la Turquie et la Syrie. Les Syriens doivent décider de leur avenir. Nous devons lutter ensemble contre le groupe Etat islamique et le front Al-Nosra.“ a déclaré Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères.

De plus, l’Iran et la Russie ont été parmi les premiers pays à apporter un soutien à Erdogan durant la nuit de la tentative de coup d’Etat. Et la visite de Mohammad Javad Zarif en Turquie a très bien été perçue par la Turquie. Le président turc a reproché à ses alliés occidentaux de ne pas avoir montré beaucoup de solidarité.

Le diplomate iranien s’est exprimé en disant que «l’Iran a condamné  la tentative de coup d’Etat manqué dés les premières heures»,  il a aussi dit qu’« on  ne peut pas réprimer les aspirations d’un peuple via un groupe militaire. C’est  pour cette raison que les responsables en Iran ont condamné cette tentative de coup d’Etat manqué ,à commençer par le guide suprême de la révolution en passant par  le président de la république et le président du parlement ».

Ensuite, Zarif a rappelé que la coopération est possible entre l’Iran et la Turquie sur plusieurs points puisque « Les liens entre les deux pays sont vastes et solides.. (…) Les affinités religieuses et culturelles rendent le terrain encore plus propice aux coopérations entre les deux nations. Pourtant, on est encore loin de l’horizon envisagé par les leaders des deux pays ». Et qu’il était possible d’entretenir un terrain d’entente malgré les divergences dans certains sujets, il a également précisé que le dialogue permettrait de surmonter d’autres obstacles et ainsi, la coopération serait meilleure entre les 2 Etats.

Mohammad Javad Zarif et Mevlüt Cavusoglu ont reconnu que la question centrale concernait l’intégrité territoriale de la Syrie, qui doit être préservée et qu’il faut combattre Daech, le Front Al-Nosra et les autres terroristes.

De son côté, Cavusoglu a également déclaré que les 2 pays allaient dialoguer et que même si ils divergent sur certaines questions, le dialogue ne sera jamais rompu. De plus, la Turquie a reconnu le rôle majeur que joue l’Iran pour mettre en place une solution efficace et permanente en Syrie.  « Nous avons la conviction que l’Iran peut jouer un rôle positif dans l’instauration du cessez-le-feu en Syrie », a-t-il précisé.

Le diplomate a rajouté que le PKK et le Pjak menacent la sécurité de la Turquie et de l’Iran, et sont deux branches d’une même organisation terroriste.

Sources : agences

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